Note à l’attention du Service des sports · Ville de Lausanne

Lausanne a tout pour devenir une capitale du pickleball.
Il ne manque que les terrains.

Un état des lieux du pickleball à Lausanne, et pourquoi l’identité même de la ville en fait un terreau naturel pour ce sport — écrit par le Lausanne Pickleball Club (LPC).

Lausanne Pickleball Club · septembre 2026

180+

membres dans la communauté LPC — le nombre réel de joueuses et joueurs à Lausanne est plus élevé

2

terrains intérieurs de taille officielle, partagés, au TAN Club Beaulieu

90

joueuses et joueurs de la communauté LPC pour chaque terrain intérieur de taille officielle

10+

nationalités représentées au club

Des joueuses et joueurs louent des terrains en dehors de la communauté LPC : le nombre total de personnes pratiquant le pickleball à Lausanne est donc plus élevé que 180, sans que son ampleur exacte soit connue. La demande évolue aussi avec les saisons — davantage de terrains extérieurs recherchés l’été, davantage de terrains intérieurs le reste de l’année.

État des lieux

Une communauté déjà là, des terrains encore empruntés

Le Lausanne Pickleball Club (LPC), fondé en 2025, réunit aujourd’hui plus de 180 joueuses et joueurs réguliers, originaires de plus de dix pays — sans compter celles et ceux qui pratiquent à Lausanne en dehors de la communauté LPC. Le club joue chaque semaine au TAN Club Beaulieu, sur 2 terrains de taille officielle et 2 terrains plus petits, partagés avec d’autres activités.

Cet été, nous avons organisé plusieurs sessions Open Play en extérieur en partenariat avec La Vaudoise, qui a même ajouté un second terrain pour nous face à l’affluence. Ces sessions ont été très appréciées par nos membres, et nous ont permis de faire découvrir le sport à de nouvelles personnes. En parallèle, quelques terrains extérieurs ouverts à tous commencent aussi à apparaître dans différents quartiers de la ville — un signal encourageant, qui contribue déjà à faire grandir la communauté.

Joueuses et joueurs du Lausanne Pickleball Club réunis sur un terrain intérieur, raquettes en main, à l’issue d’une session Open Play.
Une session Open Play du LPC. La communauté existe déjà ; ce sont les terrains qui manquent.

Aucun de ces terrains n’est pensé pour accueillir une grande communauté : les créneaux au TAN sont partagés et limités, et les terrains extérieurs isolés — souvent un seul court par site — ne permettent ni d’organiser des sessions de groupe, ni des tournois, ni une pratique régulière garantie. Ce document présente quatre raisons pour lesquelles Lausanne — par son identité, son tissu international et sa culture sportive — est un terrain particulièrement fertile pour ce sport, et pourquoi une réflexion sur des infrastructures dédiées, regroupées et pérennes mérite d’être ouverte dès aujourd’hui.

Communauté

Le Open Play : la porte d’entrée du pickleball

Le Open Play est le format qui a fait connaître le pickleball dans le monde entier — et c’est celui que nous utilisons à chaque session du LPC. Contrairement à un sport où l’on réserve un terrain avec un partenaire fixe, le Open Play permet à n’importe qui de venir seul, de jouer avec des personnes qu’il ou elle n’a jamais rencontrées, et de repartir avec de nouveaux amis.

  1. On arrive seul·e, sans partenaire ni réservation nécessaire.

  2. On pose sa raquette dans la file d’attente, à côté de celles des autres joueuses et joueurs.

  3. Quand notre tour arrive, on rejoint trois autres personnes — souvent de niveaux différents — pour une partie.

  4. Entre les parties, on discute, on donne un conseil, on encourage les nouveaux venus. Puis on recommence, avec d’autres partenaires.

C’est cette mécanique simple qui rend le pickleball si accessible : personne n’est laissé de côté, personne n’a besoin de connaître quelqu’un pour venir jouer. Pour une personne qui n’a jamais entendu parler de ce sport, c’est souvent la première image à retenir — un groupe de joueuses et joueurs de tous âges et de tous niveaux, raquettes alignées au bord du terrain, qui discutent en attendant leur tour. C’est aussi ce qui explique pourquoi la communauté grandit essentiellement par le bouche-à-oreille, et pourquoi elle reste aussi accueillante à mesure qu’elle grandit.

Accessibilité

Un sport que l’on apprend vite, que l’on joue en famille, et qui coûte peu

Trois caractéristiques du pickleball intéressent directement une politique sportive communale : il s’apprend en quelques minutes, il réunit les générations dans la même partie, et il ne coûte presque rien à celles et ceux qui le pratiquent — pour autant que les terrains suivent.

Enfants et jeunes

Un terrain plus petit, une balle plus lente, une raquette courte : un enfant qui n’a jamais joué tient ses premiers échanges après quelques minutes.

Le plaisir de jouer arrive avant l’apprentissage technique

Dans la plupart des sports de raquette, il faut des mois de cours avant de parvenir à tenir un échange. Le pickleball prend le problème à l’envers : le terrain est petit, la balle est lente et rebondit peu, la raquette est courte et légère. Un groupe d’enfants qui découvre le sport joue de vrais points le jour même, et non après une saison d’entraînement.

C’est ce qui en fait une porte d’entrée idéale pour l’école, le parascolaire et les activités de quartier : peu de matériel, des règles que l’on explique en deux minutes, des rotations rapides qui font jouer tout un groupe sans laisser personne au bord du terrain. Le LPC a l’envie et les personnes qu’il faut pour encadrer des sessions destinées aux enfants et aux adolescents ; ce qui nous manque, ce sont des créneaux et des terrains que nous ne devons pas partager avec d’autres activités.

En famille

Un enfant, un parent et un grand-parent peuvent jouer la même partie — et faire de vrais échanges. Très peu de sports de raquette le permettent.

Le sport de raquette où l’écart d’âge ne casse pas le jeu

Au tennis, au squash ou au badminton, la différence de puissance et de vitesse entre un enfant de dix ans, ses parents et ses grands-parents rend l’échange vite impossible : chacun finit par jouer dans sa catégorie. Sur un terrain de pickleball, les distances sont courtes, la balle ralentit d’elle-même et le placement compte davantage que la force. Les générations se retrouvent réellement dans le même match, et le score reste disputé.

Nous le constatons à chaque session : les âges et les niveaux se mélangent sans que personne ne s’ennuie. Pour une ville, c’est une rareté — une activité physique qu’une famille entière peut pratiquer ensemble, au même endroit et au même moment, plutôt que chacun de son côté.

Coût d’entrée

Une raquette, une balle, une paire de baskets. Aucun équipement particulier, aucune licence coûteuse : le vrai coût du pickleball à Lausanne, aujourd’hui, c’est la location des terrains.

Le matériel ne coûte presque rien — les terrains, si

Pour se mettre au pickleball, une raquette et une balle suffisent. Le club prête du matériel à chaque session : on peut donc venir essayer sans rien acheter, sans tenue particulière, et sans devoir prendre au préalable une licence coûteuse. C’est l’un des sports les moins chers à pratiquer, et l’une des raisons pour lesquelles il attire des profils très différents.

Le seul poste réellement lourd, c’est la location de terrains privés partagés. Chaque franc de location vient s’ajouter au prix de la session, et finit par décider à la place des gens s’ils viennent jouer ou non. Des terrains municipaux changeraient directement cette équation : ils nous permettraient de maintenir des tarifs accessibles et de garantir que le pickleball reste ouvert à toutes et tous, quels que soient les revenus.

Apprentissage immédiat, mixité des générations, coût d’entrée minime : ces trois qualités appartiennent déjà au sport — il n’y a rien à inventer. Il faut simplement des terrains sur lesquels les faire vivre.

Pourquoi Lausanne

Quatre raisons pour lesquelles Lausanne est un terreau naturel

Le pickleball n’a pas besoin d’être inventé ici. Il a besoin d’un lieu à la hauteur de ce que la ville est déjà.

01 — Capitale olympique

Capitale olympique depuis 1994. Siège du CIO depuis 1915. Près de 60 fédérations sportives internationales.

Source : Comité International Olympique, Lausanne Olympic Capital

Le pickleball n’est pas encore un sport olympique — mais il avance

Le pickleball n’est pas encore reconnu par le CIO. Sa fédération internationale unifiée, la Global Pickleball Federation, a déposé une demande de reconnaissance en 2025, avec les Jeux de Brisbane 2032 en ligne de mire — une intégration en 2036 étant jugée plus réaliste par les observateurs du dossier.

C’est précisément pour cela que le moment est intéressant : peu de villes vivent et gouvernent le mouvement olympique au quotidien comme Lausanne. Ce lien n’est déjà plus seulement théorique : cet été, nous avons animé une initiation au pickleball pour une quarantaine de collaboratrices et collaborateurs du CIO, dans le cadre d’un événement d’entreprise — une collaboration que nous espérons poursuivre. Plutôt que de suivre le mouvement une fois le pickleball reconnu, Lausanne pourrait accompagner cette trajectoire dès maintenant, en cohérence avec son rôle unique dans le monde du sport international.

02 — Ville cosmopolite

43 % de la population lausannoise est de nationalité étrangère. Plus de 160 nationalités y cohabitent.

Source : Ville de Lausanne, Office d’appui économique et statistique

Notre club reflète déjà ce visage international

Le LPC compte des joueuses et joueurs de plus de dix nationalités différentes — un reflet direct du caractère cosmopolite de Lausanne, porté notamment par l’EPFL, l’UNIL et les organisations internationales installées en ville.

Cette attractivité dépasse déjà les frontières de la ville : cet été, des visiteurs venus du Canada, des États-Unis et de France sont venus jouer avec nous. Certains ont même orienté le choix de leur destination de vacances en fonction de la présence d’une communauté de pickleball active. Investir dans des infrastructures dédiées, c’est aussi investir dans l’accueil international et l’attractivité touristique de la ville.

03 — Écosystème sportif

Près de 3’000 emplois directs et indirects et plus de CHF 870 millions d’impact économique annuel pour le Canton et la Ville.

Source : étude AISTS, 2021

Un sport en pleine expansion, à saisir tôt

Le pickleball est aujourd’hui le sport de raquette dont la pratique croît le plus vite au monde. Les villes qui investissent tôt dans des infrastructures adaptées deviennent naturellement des pôles régionaux pour la pratique, l’enseignement et l’organisation d’événements.

Pour une ville dont l’économie sportive repose déjà sur l’innovation et l’accueil d’organisations internationales, accompagner un sport émergent en pleine croissance est cohérent avec cette stratégie — plutôt que de rattraper une demande une fois qu’elle a dépassé la capacité existante.

04 — Une ville qui sait organiser le sport

Marathon de Lausanne, 20 km de Lausanne, Athletissima — des événements sportifs majeurs, chaque année.

Source : calendrier sportif de la Ville de Lausanne

La même énergie pourrait accueillir le pickleball

Lausanne dispose déjà de la capacité organisationnelle et de l’engouement populaire nécessaires pour accueillir des tournois de pickleball — locaux, nationaux, voire internationaux à mesure que la discipline se structure au niveau mondial.

Mais un tournoi, ou même simplement une session de groupe hebdomadaire fiable, ne peut pas reposer sur un terrain isolé ou un créneau partagé. Il faut plusieurs terrains regroupés sur un même site, disponibles de façon prévisible — un socle que ni le TAN ni les terrains extérieurs actuels ne peuvent offrir seuls.

Capacité

Ce que nous faisons déjà, avec les moyens du bord

Et ce qu’un lieu de 4 à 6 terrains nous permettrait d’organiser pour toute la ville.

Aujourd’hui

  • 2 sessions Open Play par semaine, au TAN Club Beaulieu
  • 1 clinic par mois, encadré par nos coaches, pour tous les niveaux
  • Des sessions Open Play en extérieur cet été, en partenariat avec La Vaudoise — qui a ajouté un second terrain pour nous face à l’affluence
  • Une initiation pickleball pour une quarantaine de collaboratrices et collaborateurs du CIO, lors d’un événement d’entreprise

Tout cela, nous le faisons déjà avec les moyens du bord. Un lieu dédié nous permettrait de le faire à l’échelle, toute l’année, pour la ville entière.

Compétition

Lausanne est déjà représentée en tournoi — mais toujours en déplacement

Le pickleball suisse se structure vite : les tournois se tiennent pour l’instant en Suisse alémanique, et un championnat interclubs relie désormais les clubs de l’arc alpin. Nos joueuses et joueurs y participent déjà — mais toujours en traversant le pays.

Des tournois sont organisés régulièrement en Suisse, mais uniquement en Suisse alémanique pour le moment : pour se mesurer à d’autres clubs, les membres du LPC traversent chaque fois le pays. Aucun rendez-vous de ce type n’existe encore de ce côté-ci de la Sarine. À cela s’ajoute l’Alpin League, le championnat interclubs de l’arc alpin, qui comporte une Division Suisse romande.

Trois équipes du LPC y sont engagées pour la saison 2026 — The Kitchen Crew, LPC Balance et The Pickleball Otters — et affronteront les autres clubs romands. C’est la démonstration la plus simple que la pratique lausannoise ne se limite pas à quelques parties du dimanche : il y a ici des joueuses et joueurs qui s’entraînent, qui progressent et qui portent les couleurs de la ville en compétition.

Il manque pourtant une chose essentielle : la possibilité de recevoir. Une journée de tournoi ou une rencontre interclubs suppose plusieurs terrains regroupés sur un même site et disponibles simultanément, du matin au soir — une condition déjà évoquée plus haut, que ni les créneaux partagés du TAN ni les terrains extérieurs isolés ne permettent de remplir. Nos équipes jouent donc systématiquement chez les autres.

Accueillir un tournoi, c’est faire venir à Lausanne des joueuses et joueurs de toute la Suisse, et au-delà. Avec 4 à 6 terrains regroupés, la ville pourrait enfin recevoir à son tour — et devenir le premier rendez-vous romand d’un sport dont les tournois se jouent aujourd’hui exclusivement outre-Sarine.

Prochaine étape

Ce que nous proposons pour avancer

  1. Un échange avec le Service des sports sur les besoins d’infrastructures pour les sports de raquette émergents à Lausanne.
  2. L’identification de sites municipaux — salles omnisports ou terrains extérieurs — pouvant accueillir 4 à 6 terrains regroupés, au-delà des créneaux partagés et des terrains isolés existants.
  3. Un accompagnement pour étudier un projet pilote, en partenariat avec le LPC.

Le Lausanne Pickleball Club est prêt à contribuer : données d’usage, retours d’expérience du terrain, mise en relation avec la communauté. Nous serions ravis d’en discuter avec vous.

Personne de contact

Frédéric Mathys

Co-président, Lausanne Pickleball Club

Adresse générale du club : info@lausannepickleball.ch · lausannepickleball.ch

Annexe technique

Ce qu’il faut concrètement, en salle et en extérieur

Cette annexe rassemble les éléments dont un service des sports a besoin pour évaluer la faisabilité d’un site : emprise au sol, hauteur sous plafond, revêtements, et ce que permet — ou non — un système de terrains amovibles. Les rubriques ci-dessous se déplient au besoin.

Dimensions d’un terrain et emprise réelle

Terrain de jeu : 6,10 m sur 13,41 m, lignes comprises. Emprise recommandée avec dégagements : 9,14 m sur 18,29 m par terrain.

Source : spécifications officielles USA Pickleball / International Federation of Pickleball

Le terrain lui-même est petit : 6,10 m sur 13,41 m, soit des dimensions identiques en simple et en double. Le filet mesure 0,914 m de haut aux poteaux et 0,86 m au centre, et une zone de non-volée de 2,13 m de part et d’autre du filet structure le jeu.

Le point important pour un projet d’infrastructure n’est toutefois pas le terrain, mais l’emprise utile : il faut des dégagements derrière la ligne de fond et sur les côtés. La recommandation courante est de 9,14 m sur 18,29 m par terrain pour une pratique de loisir, et de 10,36 m sur 19,51 m pour une pratique de compétition. Lorsque plusieurs terrains sont regroupés, les dégagements latéraux peuvent être partagés entre deux terrains voisins, ce qui réduit sensiblement la surface totale nécessaire.

En salle : hauteur, sol, éclairage

Le pickleball n’exige pas de salle spécialisée. Les contraintes se résument à peu de choses :

  • Hauteur sous plafond : 5,50 m au minimum, 6,10 m ou plus étant préférable, afin que les balles hautes restent jouables.
  • Revêtement : un parquet de salle omnisports ou un sol synthétique convient tel quel. Aucun revêtement particulier n’est à poser.
  • Marquage : des lignes adhésives amovibles ou des terrains amovibles suffisent. Il n’est pas nécessaire de peindre le sol de façon permanente, ni de modifier les tracés existants des autres sports.
  • Filets : des poteaux mobiles posés au sol, sans ancrage ni percement.
  • Éclairage : de l’ordre de 500 lux, ce que fournissent déjà la plupart des salles de sport communales.

C’est exactement dans ces conditions que nous jouons aujourd’hui au TAN Club Beaulieu, sur deux terrains de taille officielle installés dans une halle partagée. La démonstration est faite : une salle existante suffit, à condition que les créneaux soient garantis et que le nombre de terrains permette d’accueillir un groupe.

En extérieur : conversion, orientation, voisinage

L’emprise clôturée d’un court de tennis correspond à celle de quatre terrains de pickleball.

Calcul établi sur la base des emprises recommandées ci-dessus

En extérieur, la piste la plus économique n’est pas de construire, mais de convertir ou de partager l’existant : la surface clôturée d’un court de tennis accueille quatre terrains de pickleball. Un revêtement acrylique de type court de tennis est parfaitement adapté, et un marquage complémentaire permet de faire cohabiter les deux sports sur une même surface.

Partie de pickleball sur un court de tennis : filet mobile posé au sol et lignes de pickleball ajoutées en orange par-dessus le marquage de tennis existant.
Le principe en pratique : un court de tennis existant, un marquage complémentaire et un filet mobile posé au sol — sans travaux ni modification du tracé de tennis.

Deux points méritent d’être anticipés. D’abord l’orientation : un axe nord-sud limite l’éblouissement en début et en fin de journée. Ensuite le voisinage : le contact de la balle sur la raquette produit un bruit sec et répétitif, qui a suscité des réclamations dans plusieurs villes ayant installé des terrains trop près des habitations. Nous préférons le dire clairement : une distance raisonnable aux logements, ou un écran acoustique, fait partie des paramètres à intégrer dès le choix du site. C’est aussi une raison de privilégier des sites regroupés et bien choisis plutôt qu’une dispersion de terrains isolés.

Terrains amovibles : une installation réversible, pas un équipement figé

Il existe des systèmes de terrains amovibles, posés sur le sol existant sans travaux ni ancrage, que l’on peut démonter et entreposer. Plusieurs fabricants proposent ce type de solution ; Court Pro Pickleball en est un exemple parmi d’autres.

Soyons précis sur ce que cela permet réellement : le montage et le démontage ne se font pas en quelques minutes. Ils demandent du temps et plusieurs personnes. Le scénario réaliste n’est donc pas de libérer la salle d’une heure à l’autre, mais celui-ci : les terrains restent installés en permanence, et ne sont démontés que pour un événement précis — une manifestation qui occupe la salle un week-end ou une semaine.

C’est précisément ce qui devrait rassurer la Ville. Affecter un site au pickleball n’implique ni travaux, ni percement, ni transformation irréversible : l’installation peut être retirée, et l’espace rendu à un autre usage si les priorités changent. La collectivité conserve la maîtrise de son patrimoine sportif, tout en offrant à la discipline la continuité dont elle a besoin pour se développer.

Aucune de ces contraintes n’est lourde : ni sol spécifique, ni travaux, ni équipement rare. Ce qui manque à Lausanne n’est pas une technologie, c’est un site où plusieurs terrains puissent rester en place.

Sources : Ville de Lausanne (statistiques officielles) · Comité International Olympique · Lausanne Olympic Capital · étude AISTS (2021) · Global Pickleball Federation · spécifications officielles des terrains : USA Pickleball et International Federation of Pickleball. Chiffres du club arrêtés à la date de publication de ce document.